Chenilles processionnaires du pin
La chenille processionnaire du pin est la larve de papillon appartenant à la famille des Notodontidae, de l’ordre des lépidoptères.

La chenille processionnaire est très velue et couverte de poils urticants. Sa tête est noire et son corps est brun foncé tacheté de points rougeâtres sur la partie supérieure et les flancs, tandis que la face ventrale est jaune.

Les adultes sont des papillons de nuit qui jaillissent de terre en été, à une date plus ou moins variable selon la situation géographique, l’altitude et les conditions climatiques. Ils ne vivent que le temps de la reproduction soit une journée pour les mâles et 3 à 4 jours pour les femelles.

Les femelles pondent jusqu’à 250 œufs disposés en manchons sur 2 aiguilles de pin.

Un mois après leur éclosion, les chenilles processionnaires commencent à dévorer méthodiquement les aiguilles de leur hôte jusqu’à défolier une grande partie de leur feuillage.

On peut détecter la présence des « nids d’hiver » des chenilles processionnaires sur les extrémités hautes des arbres, en particulier sur les Pins noir d’Autriche,  les Pins Laricio mais aussi les cèdres. Ils ressemblent à des bourses blanches et soyeuses.

Tout au long de leur vie, les chenilles processionnaires restent groupées pour survivre. Aux premiers froids, le nid d’hiver  va servir de véritable radiateur solaire.

Les nuisances

La chenille processionnaire est considérée comme un « nuisible redoutable » pour l’Homme et l’animal domestique.

En effet, dès lors que la chenille processionnaire se sent en danger, elle libère ses soies urticantes, poils orangés et microscopiques en forme de harpons. Ils peuvent s’agripper à l’épiderme, les yeux ou les voies respiratoires et provoquer des réactions allergiques plus ou moins violentes dues à la protéine toxique appelée thaumétopéïne.

Enfin, la chenille processionnaire réduit notablement la productivité des forêts et contribue à sa fragilisation en se nourrissant des aiguilles des résineux.

Le traitement

L’éco-piège 

De novembre à avril

Ce procédé totalement écologique consiste à poser une collerette contre le tronc de l’arbre obligeant les processionnaires, à phase descendante, à se diriger vers le tube menant au sac collecteur. Il ne reste plus qu’à récupérer la poche pleine de chenilles processionnaires, fin mai pour le sud de la France, et à s’en débarrasser sans les toucher.

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L’atomiseur 

De septembre à octobre:

Pulvérisations par atomiseur du Bacillus Thurengiesis (bactérie biologique + mouillant). Cette bactérie s’attaque au système digestif des chenilles, entraînant leur destruction.

La contrainte principale est que ce traitement est dépendant des conditions climatiques (pluie, vent, soleil).

De plus, il faut savoir que les chenilles processionnaires en période de mues n’ingéreront pas la bactérie.

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